Informations
pour patients
et visiteurs

À propos de
St. Mary

Services de
soins de santé

Autres
services

Fondation

Auxiliaires et
bénévoles

Opportunités
de carrière

À l'intention
du personnel

Accueil

Rapport du président et du
directeur général et chef de la direction

C’est avec plaisir que nous vous soumettons le bilan des activités du Centre hospitalier de St. Mary pour l’année 2003-2004. L’exercice financier aura été marqué par la turbulence et les défis tant pour le secteur de la santé et des services sociaux que pour le Centre hospitalier de St. Mary.

Au terme de l’élection du nouveau gouvernement en avril 2003, Dr Philippe Couillard a été nommé ministre de la Santé. Peu après sa nomination, il a annoncé une réorganisation majeure au sein du réseau de la santé comportant en premier lieu l’abolition des régies régionales de la santé et des services sociaux. Cette décision a eu pour effet de créer une part d’incertitude dans le réseau.  

À la suite de cette annonce, trois projets de loi ont été déposés à l’Assemblée nationale et sanctionnés en décembre 2003 : 

•     la Loi concernant les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales et modifiant la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic visant à réduire le nombre d’unités de négociation dans le secteur de la santé et des services sociaux. (Projet de loi no 30) 

•     la Loi modifiant le Code du travail visant à modifier la section 45 du Code du travail et permettant le recours à la sous-traitance. (Projet de loi no 31) 

•     la Loi sur les agences de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux vise à rapprocher les services de la population et à faciliter le cheminement de toute personne dans le réseau. Elle crée des agences de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux. Ces dernières auront pour mission de proposer au ministre un modèle d’organisation afin de mettre en place, sur leur territoire respectif, une organisation de services intégrés. (Projet de loi no 25) 

Compte tenu des répercussions du projet de loi no 25 sur les soins de santé, la région montréalaise, notre établissement et conséquemment sur la collectivité que nous servons, le conseil d’administration et la direction de St. Mary ont suivi la situation avec beaucoup d’attention. C’est sous le leadership du directeur général et chef de la direction que St. Mary a élaboré un mémoire mettant en relief des faits pertinents et bien documentés expliquant les raisons pour lesquelles St. Mary se devait d’être exclu d’un réseau local de services de santé et de services sociaux (instance locale) et d’être assuré du maintien de son autonomie comme établissement. Au cours de cette démarche, St. Mary a pu compter sur un imposant soutien de la part de ses divers conseils, des médecins, des membres du personnel, des bénévoles ainsi que de plusieurs partenaires au sein de la collectivité. Tant l’Université McGill que les membres du RUIS de l’Université McGill (Réseau universitaire intégré de santé) soit, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), l’Hôpital général juif et l’Hôpital Douglas nous ont accordé un appui absolu. Une campagne de sensibilisation a été entreprise auprès des décideurs afin de bien les informer relativement à notre situation et de faire valoir notre position.  

De par son expérience approfondie en matière de  contrats et d’ententes de service conclus avec ses nombreux partenaires et en tant que membre du RUIS de McGill, St. Mary était très confiant et aussi bien positionné pour justifier son exclusion d’une future instance locale. À la suite de la période de consultation tenue par l’Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal (l’Agence), les décideurs ont confirmé le rôle de St. Mary, soit essentiellement un hôpital doté d’une affiliation universitaire servant une vaste collectivité dispersée sur le territoire et l’un des membres du réseau des hôpitaux  d’enseignement de l’Université McGill. L’Agence a finalement soumis une recommandation au ministère de la Santé et des Services sociaux à l’effet que St. Mary ne soit pas intégré à une instance locale. 

Le ministre annonçait également la création de quatre RUIS :  l’Université McGill, l’Université de Montréal, l’Université de Sherbrooke et l’Université Laval. La présidence et la co-présidence de ces réseaux est assumée en alternance par les doyens des facultés de médecine et les directeurs généraux des centres hospitaliers universitaires. Chaque RUIS a comme mandat de dégager les orientations et d’aviser le ministère concernant les sujets suivants :

•     les services médicaux spécialisés et ultraspécialisés des centres hospitaliers universitaires et des zones d’excellence des centres affiliés universitaires;

•     l’enseignement des disciplines universitaires de la santé;

•     la recherche et l’évaluation des technologies de la santé et des modes d’intervention en santé;

•     le mode d’organisation des services spécialisés et surspécialisés; et

•     les corridors de services à établir avec les autres composantes du réseau de la santé et des services sociaux.

De plus, les RUIS devront harmoniser leurs activités avec la planification des services de santé et la hiérarchisation des services médicaux des régions administratives de la santé et des services sociaux qu’ils parrainent. 

La création d’un RUIS ajoute un élément de complexité à l’identification d’un modèle d’organisation sur l’Île de Montréal, d’autant plus qu’on y retrouve non pas un, mais deux réseaux universitaires.  

Bien que les RUIS ne constituent pas encore des entités légales, le RUIS de McGill présidé par le doyen de la Faculté de médecine, Dr A. Fuks, a tenu des rencontres à compter du mois de septembre 2003. Intégré au RUIS depuis sa création, St. Mary joue un rôle de premier plan au sein de la Faculté de médecine de McGill en raison de l’enseignement qu’il dispense à divers niveaux et de sa participation aux activités de recherche et autres activités scientifiques. 

Le rôle de St. Mary dans le secteur de l’enseignement, de même que la complémentarité de services au sein du RUIS de l’Université McGill ont été reconfirmés dans le rapport de la Commission d’analyse des projets d’implantation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et du Centre universitaire de santé McGill (Commission Mulroney-Johnson).  

L’ex-Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre dévoilait en avril 2003 son plan triennal intitulé La santé en actions : Plan montréalais d’amélioration de la santé et du bien-être 2003-2006. Le plan met principalement l’accent sur l’amélioration de l’accès aux soins dans la région de Montréal. Les principales questions abordées dans le document sont les suivantes :

•     la réduction du délai d’attente pour les arthroplasties de la hanche et du genou ainsi que pour la chirurgie des cataractes;

•     la coordination des services spécialisés;

•     la disponibilité des médecins qui pourrait entraîner le partage des effectifs entre les établissements. 

Dans le cadre de ce plan, l’hôpital St. Mary a été désigné comme l’un des trois centres dédiés pour la chirurgie de la cataracte. Ce fut un choix judicieux puisque St. Mary possède une solide expertise et une réputation bien établie dans ce domaine. Au cours du présent exercice, 2 674 interventions de ce type ont été pratiquées et leur nombre devrait atteindre 7 500 d’ici 2005-2006. La collaboration de tous et particulièrement celle du personnel du programme de chirurgie s’est avérée très précieuse dans ce dossier en ce qui a trait à la coordination des activités avec les services cliniques et les services de soutien. La population du pays se faisant vieillissante, les hôpitaux doivent donc être en mesure de faire face à l’augmentation de la clientèle dans ce domaine. St. Mary est heureux de prendre une part active au plan d’action mis en place qui est dans l’esprit de sa vision d’offrir la meilleure qualité de soins possibles à sa clientèle.  

Quelques mois après sa nomination, Mme Heather Munroe-Blum, rectrice de l’Université McGill, a effectué une visite des locaux de l’hôpital le 26 septembre 2003 et au cours de laquelle elle a rencontré divers groupes au sein de l’établissement provenant du secteur clinique, de même que des membres des différents conseils. Les échanges fructueux contribueront à accroître la collaboration entre l’Université McGill et le Centre hospitalier de St. Mary dans des domaines tels que les soins, l’enseignement et la recherche. 

Le Conseil canadien d’agrément des soins de santé a effectué une visite à St. Mary les 20, 21 et 22 octobre derniers. L’organisme a comme mission de promouvoir l’excellence dans la prestation des services de santé. En participant au processus d’agrément, un établissement démontre à sa clientèle, à la communauté et à ses partenaires son engagement envers la qualité. Les commentaires exprimés par les visiteurs au terme de leur visite se sont avérés excellents en général et un agrément complet de trois ans nous a été accordé. Ce succès, nous le devons à l’engagement et au leadership bénévole de nos divers conseils d’administration, de même qu’au travail des équipes cliniques, de soutien et de gestion qui se partagent la responsabilité de s’assurer que notre mission de soins et de services soit réalisée. 

Le rapport d’évaluation qui a suivi souligne d’une manière élogieuse les nombreuses réalisations effectuées par notre établissement depuis la dernière visite d’agrément. La principale recommandation a trait à nos installations. Or, St. Mary s’est déjà engagé dans un processus de réfection de ses installations vétustes. Des travaux de rénovation majeurs ont été effectués pendant le dernier exercice et d’autres sont présentement en cours. 

•     Les projets de rénovation et l’installation de systèmes d’air climatisé ont été réalisés sur les unités du 7e et 8e étages, grâce à la générosité d’un donateur anonyme. La collaboration des personnes concernées a joué un rôle déterminant dans le succès de cette entreprise. 

•     Grâce à la générosité des Auxiliaires, des travaux de rénovation ont été effectués au sein du programme de santé mentale, plus particulièrement à l’unité de psychiatrie pour patients hospitalisés. 

•     Le projet de rénovations du Centre de médecine familiale est en cours et progresse bien. La première phase du projet visant à relocaliser l’entrée principale de l’édifice sur la rue Jean-Brillant est terminée. Avant d’entreprendre le processus de remise à neuf, de nombreux services ont été relocalisés temporairement soit dans des locaux de l’édifice principal ou de celui situé au 5300 Côte-des-Neiges, ou encore dans les roulottes aménagées dans le stationnement de l’hôpital, à proximité du bâtiment de l’annexe. Les travaux devraient prendre fin en décembre 2004. 

•     Deux salles d’opération munies d’équipement de pointe ont été aménagées pour la laparoscopie, une technique non-invasive. Cette mesure contribuera notamment à la rétention et au recrutement de chirurgiens. 

•     Tel que précisé l’année dernière, nous bénéficierons bientôt d’un appareil d’imagerie par résonance magnétique. L’achat a déjà été effectué et le système devrait être installé à l’automne. Tous les aspects du projet sont financés par l’Agence et le ministère de la Santé et des Services sociaux.  

•     Grâce aux efforts soutenus de la Fondation de l’hôpital, des fonds seront affectés au projet du Centre de naissances. Le projet a été approuvé par l’Agence lors de la réunion de son conseil d’administration tenue en mars 2004. Les travaux de rénovation nous permettront d’offrir des soins axés sur la famille, d’améliorer l’efficacité, en plus de favoriser le recrutement et la rétention du personnel. Des installations des plus modernes seront bientôt aménagées pour le bénéfice des femmes qui viendront donner naissance à St. Mary et de leurs proches. Ce projet fait suite aux rénovations entreprises dans le secteur du post-partum en 1996-1997.   

Toutes ces améliorations auront pour effet de rehausser la qualité des soins et d’accroître la satisfaction du personnel. 

Une fois de plus, l’efficacité et le sous-financement de l’hôpital St. Mary ont été reconnus. Par conséquent, l’Agence nous a donné l’autorisation de clôturer l’exercice financier avec un déficit de 5,4 millions de dollars, à la condition d’assurer le maintien du volume de services. Tel qu’en témoigne le dernier état des résultats, nous avons terminé l’exercice avec une légère hausse du déficit, en raison d’une augmentation hors de notre contrôle des dépenses liées notamment aux médicaments, aux fournitures médicales et chirurgicales ainsi qu’aux congés parentaux et à l’assurance-salaire. Il s’élève plutôt à 5 684 214 $.

Les soins empreints d’humanité dispensés par des employés et des médecins attentionnés constituent le point fort de notre établissement. Nous pouvons compter sur ces personnes pour assurer des soins de haut niveau conformes à nos standards d’excellence. Le soutien et l’engagement indéfectibles de nos donateurs, de nos bénévoles et des membres de nos divers conseils (centre hospitalier, fondation, gouverneurs et auxiliaires) sont également indispensables. Nous leur exprimons à tous notre vive reconnaissance, de même qu’à nos patients et leurs familles pour la confiance qu’ils nous témoignent. 

Le Centre hospitalier de St. Mary est enthousiaste à l’idée de jouer un rôle de premier plan non seulement en ce qui concerne les services dispensés à la collectivité, mais aussi en tant que membre du RUIS de l’Université McGill, une instance qui aura sans aucun doute un impact positif sur les soins. 

Le président,

Richard J. Renaud                                            

 

Le directeur général et chef de la direction,

Arvind K. Joshi, M.D.


À partir de 11 février 2004
Hit Counter
Dernière mise à jour le 28-02-2005